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Comment faire pour vivre plus simplement ou comment sortir du troupeau ?

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«La vie est tellement ironique; il faut avoir connu la tristesse afin de savourer le bonheur, le bruit afin d’apprécier le silence et l’absence afin de profiter de la présence»

Il y a quelques années, nous avons vécu, ma femme et moi, un moment difficile financièrement. J’ai perdu mon travail, ma femme venait de finir ses études et cherchait son premier job. Nous n’avions aucun salaire et nous avons du faire une demande de RSA.

Un moment difficile financièrement et psychologiquement.

Malgré toutes les galères que nous avons pu rencontrer, cela a été un moment très formateur de notre vie car il nous donné vraiment conscience de la valeur de l’argent.

Chaque centime que l’on devait dépenser était un acte réfléchi.

Il a fallu revoir nos besoins à la baisse et aller à l’essentiel.

Vivre plus simplement.

Remettre en cause sa façon de vivre, s’auto-critiquer n’est pas un exercice aisé. Il est pourtant primordial pour toute personne désireuse de changement.

Mais pourquoi changer ?

Si vous ressentez une sensation de « trop », il est peut être temps de s’arrêter un peu et de réfléchir.

Trop d’objets dans la maison, trop de fringues dans les placards, trop de monde dans la rue, trop d’infos, trop de mails….

La liste est très longue.

Nous menons des vies trop actives. Notre éducation est basée sur la performance, la concurrence, le but est d’être le premier, le meilleur. Dès l’école les notes déterminent notre valeur, puis c’est la course aux diplômes et enfin adultes il faut trouver un bon travail, un conjoint et être de bons parents.

La course à la perfection. Et en plus la société nous demande d’être heureux. Que d’injonctions!  Que d’obligations!

Sommes nous heureux?  Après quoi courrons nous?  Quel est notre but dans la vie?

Toute la journée est construite comme une course contre la montre avec des taches à remplir.

Est-ce si important?  Que se passe t’il si nous décidons de ralentir?

Avons nous peur du vide?  De nous confronter avec nous-mêmes?

En me posant ces questions, j’ai compris que le marketing avait gagné, j’étais un membre actif de la société de consommation.

Amateur de sensation, de nouveauté, j’étais à la recherche du bonheur intense et permanent.

Je croyais que je désirais certaines choses (voiture, appartement, téléphone etc…) et que les posséder aller me rendre heureux, plus heureux.

J’ai épargné des mois et des mois pour m’offrir quelque chose et quand je l’ai enfin eu….j’étais content mais ce n’est pas aussi intense que de le désirer.

Ma conclusion : Désirer est plus fort que posséder .

Et c’est là que le marketing, la publicité est forte. Ils te persuadent que posséder c’est le but, que le bonheur s’achète.

Toute la société de consommation repose sur le credo de la performance et du toujours plus.

Je me sentais exister au travers du regard des autres et fondais mon bonheur sur la comparaison avec les gens situés socialement au dessus de moi.

Résultat : une course sans fin au matérialisme !

C’est cette prise de conscience qui m’as fait, qui nous a fait changer.

Nous nous sommes rendu compte que finalement le matériel ne comptais pas. Et nous avons décidé de changer.

Simplement.Jeter une pierre

Comment changer?

Nos armoires débordaient de vêtements, les placards d’objets ménagers, de livres….

Alors comment faire?  Par où commencer?

Une technique simple s’était imposée pour savoir quoi vendre.

On vend ou on donne tout objet dont on ne s’est pas servi ces 6 derniers mois!

Nous avons commencé par faire le tri chez nous: livres, DVD, électroménager, vêtements, vaisselle, etc….

Des objets que l’on aimait bien mais dont on ne se servait jamais. Mais également des objets qui faisaient parti du quotidien, du visuel ambiant, sur lesquels on ne s’était jamais demandé si il fallait les garder ou les jeter, ils étaient là !

Le vide fut grand dans la maison, nous étions impressionnés par la quantité d’objet dont on ne se servait pas .

Comment avons nous fait pour accumuler autant d’objets qui restaient au fond des placards?

Le fait de se débarrasser de tout ce superflu a créer à la fois un bien être, car il y avait un plaisir visuel évident dans notre appartement qui était devenu pratique et fonctionnel, et un mal-être dû à cette sensation de vide.

Simplicité ne rime pas avec austérité.

Le but n’est pas d’arrêter de consommer mais de réduire ses besoins. Pas de privation mais une réduction.

Nous avons donc arrêté le consumérisme à outrance, pas arrêter de consommer mais consommer moins et mieux. Car le plus dur ce n’est pas de vider mais de ne pas reprendre nos mauvaises habitudes et de re-remplir.

Je me suis imposé une règle de vie pour ne plus m’encombrer :

Pour chaque objet qui rentre dans ma maison, un doit en sortir.

Nous avons supprimé le superflu pas le plaisir.

Cette expérience à eu lieu il y a quelques années mais depuis notre philosophie de vie n’a pas changée.

Simplement.Ciel etoilé

Vivre plus simplement pour se sentir mieux.

« Dans la nature, le lion ne prélève pas au-delà de ce qui lui est nécessaire. Il n’a pas d’entrepôt ni de banque d’antilopes. » Pierre Rabhi

Je ne me souviens plus de ce que l’on a vendu ou donné, cela vous prouve à quel point nous possédons des objets qui n’ont pas vraiment d’importance.Tout cela n’est que du matériel.

Il faut revoir notre mode de consommation, notre rapport aux objets.

Le fait de posséder moins permet d’avoir un appartement épuré. C’est très agréable car on ressent un « repos visuel ». Je me sens reposé quand je rentre chez moi et que tout est rangé. Quand on a beaucoup d’objets, il y a beaucoup de rangement à faire et quand cela n’est pas fait cela entraîne une fatigue visuelle et un stress en se disant : « il va falloir que je range ».

Le fait de s’être désencombrer nous permet d’accéder à tout facilement chez nous et de ne voir que des objets auxquels on tient réellement.

Avez vous déjà réfléchi à votre façon de vivre?  Faites vous parti du troupeau de consommateur irréfléchis?  Voulez vous marquer une pause ou faire un pas de coté?  Essayez vous n’avez rien à perdre.

 

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